Fonderie : le retour du retour

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Vous avez vu l'ordre du jour du prochain conseil municipal ? Non ? D'ailleurs, vous avez vu la date du prochain conseil municipal ? Non plus ? Ah ben là vous n'avez pas d'excuse c'est écrit juste à coté dans ce machin énervant qui défile en haut à gauche... Parce que sur le site de la mairie, il faut prendre la peine de cliquer sur conseils municipaux,  puis sur conseil du 18 février et vous aurez l'ordre du jour :  "Délibération sur la nouvelle orientation d'aménagement des quartiers : projet de zone résidentielle de la Fonderie".

J'en vois déjà qui médisent au fond : a-t-on vraiment envie que les Cailloutains viennent à ce conseil ou participent d'une façon ou d'une autre à la vie de la commune ?

Lundi, les abonnés à la newsletter de la mairie ont reçu un message annonçant le conseil. De façon très fugitive, il est même, d'après certains témoignages, apparu sur l'agenda en une. Mais ce jour là, pas d'ordre du jour : à venir...

Mardi, plus de trace du conseil dans le calendrier, ni à la une du site (mais l'inauguration de l'A432 et la semaine de l'apprentissage, ça y est), il faut aller le chercher dans les tréfons du site : on va causer du volet résidentiel de la zone de la Fonderie. Mais si rappelez vous le projet initial : les terrains entre l'actipole et les premières maisons, qu'on aille vers le Tilleul ou qu'on descende la route de Castellane, soit 3 hectares à la louche et donc quelques dizaines  d'habitation, excusez du peu.

Mais mardi, pas d'affichage à la porte de la mairie, pas d'affichage sur le zoli panneau lumineux qui nous a pourtant coûté un bras. Et mercredi, toujours rien...

Qu'on ne se méprenne pas : en bernache bien élevée je suis (du verbe suivre, à la première personne du singulier du présent de l'indicatif) avec vénération et reconnaissance la bernache en chef  qui nous guide d'un vol assuré vers les verts paturages et un avenir radieux. Et je suis (du verbe être, à la première personne du singulier du présent de l'indicatif derechef) même prêt à lâcher de temps en temps un cacardement d'encouragement. Mais, bon, ça me ferait plaisir aussi de savoir où on va ? Sinon du coup, c'est plutôt l'image des moutons de Panurge qui me vient à l'esprit...

Oui, parce les mauvais esprits - ne nous le cachons pas, il y a des vilains petits canards parmi nous - les mauvais esprits vont s'en donner à coeur-joie : un conseil municipal glissé en douce, un jour inhabituel, en fin de semaine, presque clandestin ; un sujet encore qui a grandi dans l'ombre, silence radio pendant deux ans, rien aux réunions de quartier, rien au voeux, et paf, un vote furtif avant le W.E., en essayant d'éviter que  les bernaches-moutons ne s'intéressent trop à ce qu'on concocte pour eux (ou dans leur dos, rayez la mention inutile).

Voilà ce qu'il vont dire, les mauvais esprits, au lieu de cacarder des encouragements à destination de la tête de la formation. Alors que si ça se trouve, ils demanderaient juste qu'on la peine de leur expliquer, et même, soyons fou, de les associer aux réflections ?

Et puis au fait, c'est même peut-être juste un vote technique parce qu'on a oublié de renouveler la demande 43-c-12 pour que la dérogation 17 alinéa 5 de la délibération du 21 mai de la Communauté de communes soit prolongée de 71 semaines et 4 jours et qu'il faut faire vite parce que sinon le projet sera gelé pendant les 33 ans à venir. Et qu'en fait on n'a toujours pas de projet. Si ça se trouve. Juste un peu d'imprévoyance, suivant les coutumes locales.

C'est dire si je suis drôlement content de ne plus faire partie des mauvais esprits sinon je serais en train de tirer des conclusions hâtives au lieu de renouveler ma confiance .indéfectible à nore anatidé en chef. Monsieur le maire, je ne vous dirai qu'un mot : coincoin !