Il est sympa, et attirant...

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Ça fait maintenant deux mois que notre édile préféré nous a présenté ses voeux, et j'ai un peu honte d'avoir tardé autant pour venir vous raconter tout le bien que je pense de sa prestation. Parce qu'il faut bien le dire : cette année c'était exceptionnel. Vous savez comment c'est : on se dit bof, il va falloir encore supporter le discours plein d'autosatisfaction, l'anectode à 2 balles des cours de com première année (coincoin), les approximations tendancieuses... Et on y va quand même, après tout c'est avec nos impôts que le buffet est payé, alors autant en profiter. Et puis voila que cette année, d'un coup, paf, deux inovations majeures, pas déçu du voyage.

Bon je vous rassure : on a quand même eu droit à l'autosatisfaction habituelle. Relevons en passants quelque libertés prises avec la dure réalité des faits. Parce qu'ils sont tétus, les faits. Pourtant il y a des qui croient qu'en répétant souvant les mêmes histoires, elles finissent par être vraies. Parait que ça marche. Avec les enfants. Alors avant les deux nouveautés, revenons sur quelques fables...

Le premier point que je voulais souligner est le parallèle entre deux annonces fracassantes : "le taux d'imposition de la commune n'augmente pas encore cette année" et "malgré la crise la subvention pour les associations est maintenue à 153 €". Le taux d'imposition est une chose, mais rappelons que la base, elle est actualisée chaque année, disons pour faire simple de l'inflation. Donc disons que les rentrées d'argent liées aux impots locaux sont revalorisées à hauteur de l'inflation. Mais pas que. Entre les constructions neuves, les piscines, la Fonderie, etc. la base augmente carrément - régulièrement et plus encore cette année - et donc les impots locaux, en masse, avec elle. Donc pas de gloire de bon gestionnaire à tirer de cette non augmentation des taux, et pas de craintes non plus à avoir sur le volume disponible.

Pendant ce temps, la subvention aux associations est maintenue, malgré la crise. Cent cinquante trois euros. Maintenue, ça veut dire pas revalorisée. Donc érodée par l'inflation. Cent cinquante trois euros comme l'an dernier (-2,5%) et comme l'année d'avant et comme l'année d'avant... On arrive comme ça jusqu'à l'époque où c'était mille francs, c'est dire si ça fait un moment que ça s'érode. Quant au "malgré la crise" il a de quoi laisser perplexe. On a vu juste avant que les revenus de la commune ne se sont jamais mieux portés, donc on se demande bien pourquoi la commune aurait besoin de raboter l'avantage monstrueux que représentent ces 153 euros.

Enfin rassurez vous, il y a quand même des assoces qui tirent leur épingle du jeu. Au hasard le foot (cest pour ça que le maire n'en parle pas pendant ses veux). Encore qu'avec le foot ce qui coûte le plus cher, ce n'est pas la subvention, mais l'entretient du stade. Comme dit not'maire quand les micros sont coupés : "si les Cailloutains qui disent du mal du foot savaient ce que ça leur coute réellement, il en diraient encore bien davantage". Et puis les investissements, aussi. Parce que quand on investit avec une telle régularité, ça commence à ressembler à des charges : cette année réfection de l'arrosage, l'an dernier, un tracteur, avant, un broyeur, un aérateur... (on nous explique à chaque fois que c'est pour faire des économies...)

C'est comme la toute nouvelle vocation écologique de not'maire. Depuis qu'il s'est fait rattraper par la patrouille du SIGERLY : il n'y a pas plus vert. La modulation des éclairages de Noël que plusieurs personnes réclammaient depusi des années, et qui était impossible : hop ! Isolation des locaux du stade (construits il y a moins de 20 ans arès les deux chocs pétroliers par qui donc ?) hop, regardez comme je suis vert !

Bon j'abrège parce ce que vous attendez, c'est les deux nouveautés...

Première nouveauté : l'irruption, l'intrusion de la politique dans cette cérémonie bon enfant (ben oui, Michel, tu nous prends tu des coins, on le sait, tu sais qu'on le sait et tout le mode joue le jeu). Et pas n'importe comment : une grosse blague à l'introduction sur le Slogan du PS "Le changement ce n'est pas pour maintenant"  (d'ailleurs ça a du les vexer, ils s'en servent beaucoup moins depuis) et à la conclusion avec un appel à élire à choisir un "chef avec le goût de l'attaque et pas un adepte de la retraite" (il y a des kits "blague de campagne" .à l'UMP...). A-t-on vraiment besoin de polluer un moment de convivialité avec de la politique , qui plus est de bas étage ? Faut dire que l'ami du maire Philippe Cochet était en train de faire pire au voeux de Caluire...

Deuxième nouveauté : M. le M. règle ses comptes. Tant qu'à avoir la parole, autant en profiter pour refaire l'histoire et montrer à quel point  ceux qui ne sont pas de son avis sont de vilains canards. Le comité du Guillermet a donc été habillé pour l'hiver (sur l'air de "On nous cache tout on nous dit rien") alors qu'il n'y a pas besoin de de longs discours pour se convaincre que si le comité n'avait pas mis le bazar l'an dernier, on aurait continué dire "on ne peut rien faire" pendant 20 ans. Deuxième règlement de compte, je n'en suis pas peu fier, c'est l'ascenceur à 200 patates. M. le M. fait une prirouette en disant qu'il s'agit de deux ascenceurs, et d'un budget bien ridicule devant les projets phares de sa mandature : le stade et la Vallonnière. Conclusion : pour un budget aussi ridicule, pas grave de faire n'importe quoi pour deux fois plus cher... Et pendant ce temps, malgré la crise, la subvention des associations est maintenue à 153 euros...

Alors puisque Dutron est à la mode, permettez moi de vous en chanter un petit morceau aussi : <<Il est sympa, et attirant, mais, méfiez vous, ...>>